Ce samedi 13 juin 2026, lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale, la gestion des effectifs et la masse salariale des agents publics ont été au cœur des débats. Le député national Patrick Matata Makalamba a formellement adressé une question d’actualité au Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Modernisation et Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau.
Dans son exposé, le député Patrick Matata Makalamba a rappelé le cadre réglementaire qui régit les attributions du ministère. Il s’est appuyé sur l’ordonnance n°25/293 du 15 décembre 2025, laquelle confère au ministère de la Fonction publique des responsabilités cruciales :
* La gestion de l’engagement des dépenses liées aux rémunérations.
* La maîtrise des effectifs des agents de carrière des services publics de l’État.
* L’organisation du recensement périodique des agents publics.
Malgré deux décennies de missions de recensement et de contrôle successives, le député a déploré que la maîtrise des effectifs demeure un défi majeur, loin d’être résolu.
Il a particulièrement insisté sur deux points de tension :
1. L’opacité financière : Faisant écho aux alertes lancées à la fin du troisième trimestre 2025 concernant l’envolée de la masse salariale, il a rappelé l’urgence de l’audit de l’état liquidatif de la paie, ordonné lors du Conseil des ministres du 20 février 2026.
2. La précarité des agents : Le député a également soulevé la question des retards de paiement, observés depuis plus d’un trimestre, exacerbant les tensions sociales au sein de l’administration.
Face à cette situation, Patrick Matata Makalamba a sommé le Vice-Premier ministre de s’expliquer sur la conduite de son ministère. Ses préoccupations se articulent autour de quatre axes majeurs :
* Bilan de la maîtrise : Le VPM peut-il confirmer avoir réussi à stabiliser les effectifs des agents de carrière des services publics de l’État ?
* Évolution chiffrée : Quelles étaient les données relatives aux effectifs et à la masse salariale à l’entrée en fonction du ministre par rapport à la configuration du premier trimestre 2026 ?
* Paradoxe des contrôles : Pourquoi les opérations de recensement débouchent-elles systématiquement sur des augmentations d’effectifs au lieu de réductions, alors que l’opinion publique suspecte toujours la présence de « non-ayants droit » sur les listes de paie ?
* Résolution durable : Quelles stratégies concrètes le Gouvernement compte-t-il mettre en œuvre pour clore définitivement cette problématique de gestion ?
À travers cette interpellation, le député national attend du Gouvernement une transparence totale sur les mécanismes de contrôle et une gestion rigoureuse des ressources humaines de l’État. La balle est désormais dans le camp du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, dont les réponses seront scrutées avec attention.





