Au cour de son audience de ce mercredi 10 octobre, la Cour de Cassation a récusé les avocats du leader de la plate-forme ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, au pretexte que pour une infraction dont la peine prévue va delà de 5 ans, le prévénu doit comparaitre en personne. La Cour a donc exigé la présence de Katumbi. Pourtant, la circulaire de la DGM interdisant à tous les postes frontaliers de laisser entrer l’ancien Gouverneur du Katanga reste toujours en vigeur. Au finish, l’affaire dite « des mercenaires » se retrouve dans un cercle vicieux qui risque d’aboutir à une condamnation par défaut.
C’est une originalité judiciaire qui a été présentée au public venu nombreux à la Cour de Cassation assister au procès dit des mercenaires à charge de Moise KATUMBI. Pour la première fois dans l’histoire, un prévenu est empêché de comparaitre pendant que ses avocats sont récusés par la Cour.
Or, le concerné a tenté plusieurs fois de se présenter à la justice, mais s’est vu bloqué par un déploiement impressionnant des forces de l’ordre appliquant une instruction de la DGM qui interdit son retour sur le territoire national.
Dans cette situation inédite se trouve aussi un sujet américain, monsieur DARRYL LEWIS, qui est accusé d’être l’un des mercenaires de KATUMBI et se trouve sur la liste des prévenus, mais à qui l’Etat congolais a refusé le visa pour qu’il puisse venir participer à son procès à Kinshasa.
Pour le Secrétaire Général de ENSEMBLE, l’honorable Delly SESANGA IPUNGU qui s’est confié à tsukudunews.net, on veut empêcher à son leader de comparaître. Pour lui, il s’agit là ni plus ni moins d’une inféodation des Cours et Tribunaux qui a comme conséquence un déni de justice.
« Voilà une justice qui est aux ordres, qui souhaite ardemment condamner par défaut quelqu’un que l’Etat ne veut pas voir revenie dans son pays, des prevénus à qui on refuse des visas, ce qui est ubuesque, et tout ceci est une des raisons pour lesquelles nous voulons le changement dans ce pays pour que ce dernier ne puisse plus avoir ce type de justice. En effet, à travers le cas de Moise KATUMBI, c’est l’état de notre justice qui s’étale : une justice aux ordres, une justice aux ordres, une justice délabrée, qui ne veut pas faire respecter la loi.
Aline ENGBE





