L’Association Africaine de Droits de l’Homme (ASADHO) accuse le procureur général près la Cour de cassation, Flory Kabange Numbi de jouer le chrono dans l’instruction de la plainte du président du regroupement politique AFDC-A Modeste Bahati Lukwebo contre les dissidents Néné Nkulu, Steve Mbikayi, Jean Pierre Tshimanga et Patrick Njanga ; ainsi que le coordonateur du FCC Néhémie Mwilanya.
Or, rappelle l’ASADHO dans un communiqué de ce jeudi 15 août, « la construction d’un État de droit exige que la justice soit indépendante et qu’elle soit égale pour tout le monde. Le fait d’appartenance à un parti ou regroupement politique majoritaire à l’Assemblée Nationale soit-il ne peut constituer un motif d’impunité « .
En clair, l’organisation de Maître Jean-Claude Katende s’inquiète à ce que cette affaire, connaisse le sort de plusieurs autres déposées contre les personnalités de la famille politique de l’ancien Chef de l’État Joseph Kabila.
Le 18 juillet 2019, le Président du regroupement politique AFDC-A Modeste Bahati Lukwebo avait traduit en justice un groupe d’anciens collaborateurs conduit par Néné Nkulu et Steve Mpikayi pour » usurpation de pouvoir, abus de pouvoir, faux en écriture, menaces, insultes, imputations dommageables » parce que ces membres se sont arrogés le droit selon lui de représenter l’AFDC-A au FCC sans en avoir ni mandat ni qualité.
Le coordonateur du FCC Néhémie Mwilanya pour sa part a été accusé par la même plainte de » débauchage et corruption « .
S’opposant à la candidature d’Alexis Thambwe Mwamba désigné à la présidence du sénat par Joseph Kabila, Modeste Bahati Lukwebo a été exclu du FCC et Néhémie Mwilanya a demandé aux autres membres de l’AFDC-A de désigner un autre représentant. Réagissant, Modeste Bahati a dénié à Néhémie Mwilanya le pouvoir de l’exclure de sa propre formation politique, et à Néné Nkulu et compagnie d’engager sa formation politique AFDC-A au FCC.
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