Tshukudunews
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
    • En continu
    • Interview
    • Dossier
  • Economie
  • Infrastructures
  • Nations Unies
  • Sécurité
  • Société
  • Sport
  • Politique
    • En continu
    • Interview
    • Dossier
  • Economie
  • Infrastructures
  • Nations Unies
  • Sécurité
  • Société
  • Sport
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Tshukudunews
Aucun résultat
Voir tous les résultats

La malnutrition infantile, un fléau invisible au Maniema

La rédaction par La rédaction
23 septembre 2025
dans Dossier, Société
Temps de lecture : 4 mins de lecture
La malnutrition infantile, un fléau invisible au Maniema
Share on FacebookShare on Twitter

Dans certains villages reculés du Maniema Atshimbo, Salamabila, Kasongo, Nyoka et Muyengo des enfants grandissent avec des ventres vides malgré des champs fertiles. Ils ne reçoivent pas les nutriments essentiels à leur croissance.

Entre pauvreté, routes impraticables et croyances qui enferment la faim dans le mystère, la malnutrition cachée frappe en silence, touchant surtout les enfants de moins de deux ans, dont le développement physique et cognitif peut être irréversiblement compromis.

Une insécurité alimentaire généralisée

Lire aussi

Réformes, diplomatie et terrain : Le trimestre intense du député Patrick Matata Makalamba

Gestion de la Fonction publique en RDC : Le député Patrick Matata Makalamba interpelle le VPM Jean-Pierre Lihau

Loi de finances rectificative 2026 : Le député Patrick Matata Makalamba appelle à une refonte stratégique pour le développement national

La situation nutritionnelle au Maniema ne peut être comprise sans évoquer l’ampleur de l’insécurité alimentaire. Selon une enquête réalisée en novembre 2023 par l’Institut National de la Statistique (INS), 80 % des ménages de la province font face à l’insécurité alimentaire. Ces chiffres révèlent une réalité dramatique : la grande majorité des familles ne disposent pas d’assez de ressources pour se nourrir correctement.
Un an plus tard, en décembre 2024, une autre étude, issue du rapport FSA 2024 et relayée par Congo Quotidien, confirmait cette tendance inquiétante. Elle montrait que 77 % des ménages du Maniema vivent toujours en insécurité alimentaire. Ces données soulignent la persistance d’un problème structurel qui touche directement les enfants et explique en grande partie la malnutrition chronique qui sévit dans la province.

Des villages où la faim s’invite malgré les récoltes

Fruits, légumes, maïs, arachides, poisson, soja… les récoltes ne manquent pas. Pourtant, la plupart des produits sont destinés à la vente pour payer l’école, acheter des habits ou couvrir d’autres besoins. Les enfants, eux, consomment surtout du fufu (pâte de manioc) et du pondu (feuilles de manioc).
« Nous cultivons et pêchons, et l’argent nous aide à survivre autrement. Pour la nourriture, on ne s’inquiète pas : nous mangeons chaque jour le pondu et le fufu, et cela nous suffit », confie maman Marie, une mère de Nyoka.

Cette monotonie alimentaire prive les enfants des nutriments nécessaires. Comme le souligne le Dr Danny Loanie, médecin chez Smile Train Africa :
« La monotonie alimentaire influence la santé des enfants et conduit à la malnutrition, surtout chez les moins de cinq ans, plus vulnérables. »

Quand les croyances compliquent tout

À Salamabila, dominée par les activités minières et commerciales, la malnutrition est souvent associée à la sorcellerie.
« Nous sommes allés voir des guérisseurs pour mon enfant d’une année sans comprendre qu’il s’agissait de malnutrition », raconte un père.
Ces croyances stigmatisent les familles et retardent l’accès aux soins, aggravant la situation.

Malnutrition infantile : une notion mal comprise

Dans plusieurs villages, malnutrition signifie simplement « manquer de nourriture ». Ainsi, tant qu’un enfant mange chaque jour, peu importe quoi, il est jugé en bonne santé. Mais quand il maigrit, certains parlent de sorcellerie.
L’OMS rappelle pourtant que la malnutrition résulte de carences, excès ou déséquilibres nutritionnels.
Le Dr Danny précise :
« Les enfants ont besoin d’apports alimentaires suffisants, différents de ceux des adultes, pour bien grandir. »
Or, au Maniema, l’alimentation centrée sur le manioc entraîne des séquelles irréversibles chez les enfants de moins de deux ans.

Conséquences visibles

Dans ces villages, certains enfants apparaissent très maigres, avec un visage squelettique. D’autres souffrent de retard de croissance, d’anémie ou de manque d’énergie.
« La malnutrition chronique entraîne un retard de croissance et le déficit en micronutriments provoque l’anémie, la décoloration des cheveux et l’affaiblissement du système immunitaire chez l’enfant. » Dr Danny a détaillé

Que faire pour limiter la malnutrition cachée au Maniema ?

La terre fertile et les rivières du Maniema offrent assez de ressources pour nourrir sainement les enfants : soja, poisson, viande, légumes, arachides et fruits. Ces produits devraient être utilisés en priorité pour diversifier les repas, surtout pour les 6-23 mois, les plus vulnérables.

L’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois reste la meilleure pratique, car il apporte tous les nutriments nécessaires. Ensuite, les mères doivent être formées à la diversification alimentaire. En associant céréales, légumes et fruits, les enfants peuvent se procurer des protéines, des vitamines, des lipides ainsi que des sels minéraux. Malheureusement, dans les zones rurales, beaucoup de femmes abandonnent tôt l’allaitement pour reprendre les travaux champêtres, privant ainsi les enfants d’une alimentation équilibrée.

Une responsabilité collective

La malnutrition n’est pas une malédiction. Détectée tôt, elle peut être soignée. Chaque enfant mérite une alimentation variée et équilibrée. La communauté doit jouer son rôle : encourager l’allaitement, diversifier les repas et consommer les produits cultivés localement selon Dr Danny Loanie.

De Atshimbo à Muyengo, en passant par Nyoka, Kasongo et Salamabila, la malnutrition cachée continue de menacer les enfants, en particulier les moins de deux ans. Sans une prise de conscience collective, leurs chances de survie et de développement resteront gravement compromises.

Christine FOLO

Contenus similaires

Réformes, diplomatie et terrain : Le trimestre intense du député Patrick Matata Makalamba

Réformes, diplomatie et terrain : Le trimestre intense du député Patrick Matata Makalamba
28 juin 2026

À l’occasion de la session ordinaire ouverte le lundi 16 mars 2026 au Palais du Peuple, le député national Patrick...

Lire la suite

Gestion de la Fonction publique en RDC : Le député Patrick Matata Makalamba interpelle le VPM Jean-Pierre Lihau

Gestion de la Fonction publique en RDC : Le député Patrick Matata Makalamba interpelle le VPM Jean-Pierre Lihau
13 juin 2026

Ce samedi 13 juin 2026, lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale, la gestion des effectifs et la masse...

Lire la suite

Loi de finances rectificative 2026 : Le député Patrick Matata Makalamba appelle à une refonte stratégique pour le développement national

Accords de Washington : « Les marionnettes ne peuvent plus que se cacher derrière le Rwanda », tranche le député Patrick Matata
12 juin 2026

​Lors de la plénière du jeudi 11 juin 2026 à l’Assemblée nationale, consacrée à l’examen de la loi de finances...

Lire la suite

À Bafwasende : le triomphe de la volonté politique sur le silence numérique

À Bafwasende : le triomphe de la volonté politique sur le silence numérique
5 mai 2026

​À l’ère de l’hyperconnexion, le silence numérique n’est plus un simple désagrément ; c’est un exil. Pendant plusieurs jours, le...

Lire la suite

Projet de loi sur le référendum : Le député Patrick Matata Makalamba plaide pour la « souveraineté populaire »

Accords de Washington : « Les marionnettes ne peuvent plus que se cacher derrière le Rwanda », tranche le député Patrick Matata
4 mai 2026

Au cœur des débats passionnés qui animent actuellement le Parlement congolais autour du projet de loi sur le référendum, le...

Lire la suite

Finances Publiques : Le député Patrick Matata salue la performance « historique » du Ministre Doudou Fwamba

Finances Publiques : Le député Patrick Matata salue la performance « historique » du Ministre Doudou Fwamba
3 mai 2026

Dans un communiqué officiel rendu public ce samedi 02 mai 2026, l’Honorable Patrick Matata Makalamba, élu de la ville de...

Lire la suite

TshukudunewsTshukudunews

Tshukudu, un site d’actualités pour vous informer à tout moment. Avec nous c’est informez-vous maintenant. Vous amenez l’information reste notre passion.

Articles récents

  • Réformes, diplomatie et terrain : Le trimestre intense du député Patrick Matata Makalamba
  • Gestion de la Fonction publique en RDC : Le député Patrick Matata Makalamba interpelle le VPM Jean-Pierre Lihau
  • Tshopo : Mme Kabasele Diyoyo nommée Vice-Présidente provinciale de l’association « Femme et Promotion »
  • Loi de finances rectificative 2026 : Le député Patrick Matata Makalamba appelle à une refonte stratégique pour le développement national
  • Politique
  • Economie
  • Infrastructures
  • Nations Unies
  • Sécurité
  • Société
  • Sport

© 2021 - Tous droits réservés Tshukudunews

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
    • En continu
    • Interview
    • Dossier
  • Economie
  • Infrastructures
  • Nations Unies
  • Sécurité
  • Société
  • Sport

© 2021 - Tous droits réservés Tshukudunews