On en sait un peu plus sur les intentions américaines quant à jusqu’où sont prêts à aller dans la résolution de la guerre dans l’Est de la RDC, vieille de 30 ans, après avoir obtenu un accord entre la RDC et le Rwanda qui se sont engagés à contribuer à une telle résolution de ce conflit.
Après les signatures face caméra entre les ministres des affaires étrangères de deux pays, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’heure est à la mise en œuvre de l’accord « avec la création d’un mécanisme de sécurité conjoint entre la RDC et le Rwanda. Et ce mécanisme coordonne la neutralisation des FDLR et le retrait progressif des troupes rwandaises. C’est un accord réaliste fondé sur des engagements réciproques », a laissé entendre l’ambassadrice américaine en RDC Lucy Tamlyn, au cours d’une interview accordée à RFI.
Les accords qui se soignent et la guerre qui reprend, c’est devenu monnaie courante dans ce conflit, quoi que c’est la toute première fois que le Rwanda reconnaisse son implication dans ce conflit à travers cet accord signe. Cependant, il n’y aura pas de double jeu où de faux fouillant dans la mise en oeuvre de ce pacte de paix :
« Et je voulais aussi dire que cet accord est différent, car nous avons clairement dit qu’il y aurait des conséquences si les engagements ne sont pas respectés« , a averti Lucy Tamlyn.
En clair, si la RDC ou le Rwanda venait à saboté cet accord, il s’en suivra des « conséquences qui peuvent être les mesures punitives, par exemple les sanctions ou les autres leviers diplomatiques », a-t-elle éclairci.
À ce jour, « les États-Unis font partie, comme observateurs, du mécanisme de coordination sécuritaire et aussi du mécanisme de suivi. Et ce comité, qui inclut aussi le Qatar et Togo, assure un accompagnement constant de la mise en œuvre » a poursuivi madame l’ambassadrice.
avant d’ajouter que « le président Trump a hâte de (recevoir) ces deux présidents, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, à Washington pour signer un accord de paix entre président Kagamé et président Tshisekedi. L’objet de cette nouvelle rencontre, c’est de signer l’accord au niveau présidentiel, mais aussi d’ouvrir la possibilité pour ce cadre d’engagement économique et (d’inaugurer) un avenir plus prospère pour la région et pour les deux pays ».






