Ce samedi 28 décembre 2024 a marqué une journée plus que décisive dans la quête de justice et de réparation en République Démocratique du Congo. C’est après un riche atelier empreint des réflexions profondes et des travaux intenses en groupe réalisé par le Fonds (FRIVAO) pendant 4 jours à l’hôtel Congo Palace, à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Ce cadre, facilité par le BCNUDH, a réuni des acteurs de la société civile, des organisations des Droits de l’homme, de la justice militaire et civile, de la Croix-Rouge, de la division de la justice, des associations des victimes de la grande Orientale, et bien plus d’autres parties impliquées dans la mise en œuvre de la justice transitionnelle en RDC, qui, à travers leurs réflexions, ont contribué à replacer la victime au plus près de la situation avant le drame et d’aider à lui reconnaitre toutes ses conséquences par une traduction identitaire par l’élaboration d’un guide méthodologique d’indemnisation.

Dans son mot de clôture officiel, le Vice-Gouverneur de la Tshopo, Didier LOMOYO, a salué l’engagement des acteurs — participants à cet atelier— en vue d’obtenir une justice équitable à toutes les victimes principalement des activités illicites de l’Ouganda en RDC. Son mot a rencontré l’assentiment vibrant des participants, qui ont affirmé avec fierté d’avoir doté le FRIVAO d’un outil pouvant lui permettre la marche à suivre pour indemniser les victimes. Les participants et les intervenants ont reçu à cette occasion des diplômes de mérite pour ce travail d’importance capital.
Des conclusions prometteuses...

De fond en comble, le Coordonnateur National aï du Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), Chançard BOLUKOLA, s’est montré très satisfait des conclusions prometteuses pour une justice plus juste aux victimes.
Il a, sans doute, souligné qu’ensemble, cet atelier à :
1. Clarifier les contours d’une justice transitionnelle adaptée à notre contexte en mettant en avant des mécanismes pragmatiques pour répondre aux besoins des victimes tout en consolidant l’État de droit.
2. Identifier les propriétés pour renforcer nos capacités en tant qu’institution, organisation et individu afin d’être à la hauteur des défis techniques, humains auxquels nous faisons face.
3. Poser les bases d’une politique de réparation des victimes en plaçant au centre de nos réflexions non seulement leurs besoins matériels mais aussi leur dignité et leur reconnaissance en tant qu’être humain.
4. Réaffirmer les rôles clés de FRIVAO comme moteur de cette dynamique, une institution qui porte avec audace et détermination la voix des victimes et la vision d’une justice réparatrice.
La boussole pour des actions futures…

Pour le coordonnateur aï, les recommandations issues de cet atelier ne doivent pas rester des intentions ou des mots écrits sur papier, il nous revient de les transformer en réalités tangibles pour que chaque victime trouve enfin justice. Les recommandations de cet atelier constituent une boussole pour guider les actions futures.
Chançard Bolukola a ainsi salué le travail acharné et le professionnalisme des acteurs, traduisant leurs déterminations dans la réussite de cet atelier. Il a tout de même rendu les hommages au Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour ses efforts à rendre effectifs les fonds pour expier la rémanence des affreuses atrocités qui sont restées fraîches et douloureuses dans nos mémoires.
Bolukola a rendu ses ovations à la Première Ministre, Judith Suminwa, pour sa contribution surprise à la vision du Chef de l’État. Dans le même ordre d’idées, il a salué le prix le plus fort jusqu’au sacrifice suprême des efforts consentis par le Ministre d’État, Ministre National de la Justice et Garde des sceaux, Constant Mutamba Tungunga pour la véritable justice à tout congolais et de manière particulière aux victimes des activités illicites de l’Ouganda.
« Nous savons que le chemin qui nous attend reste semé d’embûches, les défis sont grands mais ils ne sont pas insurmontables », a-t-il signifié.
Cet atelier marque une étape clé et décisive dans la recherche de la justice et la réparation, un travail acharné porté par le FRIVAO avec audace et détermination.






