Les pratiques de l’entreprise de paris sportifs Chance Sports Betting à Kisangani sont au cœur d’une vive controverse. Nedi Lisungi, un lanceur d’alerte et jeune leader de la Tshopo, dénonce publiquement ce qu’il qualifie de conditions de travail « inhumaines » et d’exploitation flagrante des jeunes employés congolais. Il lance un appel urgent aux autorités et aux défenseurs des droits humains pour mettre fin à ces abus.
Selon M. Lisungi, les employés de Chance Sports Betting sont contraints à des horaires de travail exténuants, sans aucun jour de repos, pour un salaire mensuel dérisoire avoisinant les 120 000 Francs Congolais (FC). Un montant qui, au regard du coût de la vie, est jugé insuffisant pour garantir une existence digne.
« Ce sont des conditions de travail inhumaines », affirme-t-il, soulignant l’épuisement physique et moral des jeunes qui, par nécessité, acceptent ces postes.
La sous-traitance Imposée sous la menace
L’accusation la plus troublante concerne la stratégie de la direction pour précariser les emplois. Nedi Lisungi révèle que l’entreprise impose la sous-traitance, même aux travailleurs les plus anciens, en violation apparente du droit du travail congolais.
Les employés qui s’opposent à cette transformation de leur statut sont confrontés à une menace directe : le licenciement pur et simple, sans aucune indemnité. Cette tactique, si elle est avérée, vise à contourner les obligations légales de l’employeur en matière de sécurité sociale et de protection des travailleurs.
La dénonciation prend une tournure alarmante avec les propos attribués au responsable local de l’établissement. Ce dernier se vanterait ouvertement d’être « au-dessus de la loi », affirmant avoir « l’inspection du travail et l’État dans sa poche ».
Ces déclarations, qui suggèrent une possible complicité ou une impunité totale, sont un affront direct à l’autorité de l’État et aux efforts pour réguler le secteur privé. Elles soulignent l’urgence d’une enquête pour déterminer la véracité de ces allégations et l’existence d’éventuelles failles dans le système de contrôle.
Face à cette situation, Nedi Lisungi ne reste pas silencieux. Il lance un appel vibrant : « J’appelle solennellement les autorités compétentes de la République Démocratique du Congo et toutes les organisations de défense des droits humains à agir immédiatement. Il est impératif de protéger la dignité et les droits fondamentaux de ces jeunes travailleurs congolais qui sont en proie à l’exploitation. »
Cette alerte appelle à une réaction rapide des instances provinciales et nationales pour garantir le respect de la législation sociale et la protection des droits des travailleurs à Kisangani.






