Dans une déclaration marquante, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi relance le débat autour de la révision de la Constitution de la République Démocratique du Congo. Selon lui, certaines dispositions ne sont plus adaptées et nécessitent une relecture pragmatique pour garantir le bon fonctionnement de l’État. Il articule son argumentation autour de trois points clés.
Réforme de Kinshasa, Ville-Province
Le sénateur Bamanisa propose de transformer Kinshasa en une province classique, composée de plusieurs villes et communes, plutôt que de la maintenir comme une « Ville-Province ». Il estime que le statut actuel de la capitale, qui est aussi le siège des institutions nationales, génère un dysfonctionnement structurel et un « chaos institutionnalisé » qui pénalise l’efficacité administrative.
Suppression de la Caisse de Péréquation
Jean Bamanisa plaide pour la dissolution de la Caisse de Péréquation en tant que structure indépendante. Il recommande que ses attributions soient transférées aux ministères du Budget et des Finances. Cette proposition vise à respecter les compétences des institutions provinciales (gouvernorats, assemblées provinciales, inspections des finances, etc.) qu’il juge souvent ignorées ou affaiblies par le mécanisme actuel.
Droits civiques pour la diaspora
Il appelle à une définition claire des droits civiques pour les Congolais de la diaspora. Son objectif est de les intégrer pleinement dans la vie nationale, en reconnaissant leur attachement au pays et leur potentiel de contribution.
Le sénateur Bamanisa met en garde contre les débats qui se limitent à la question de la limitation des mandats. Il estime que cette discussion, bien que pertinente, occulte les « vraies urgences constitutionnelles » qui touchent à l’efficacité et à l’intérêt général. Par son intervention, il se positionne comme un acteur politique qui n’hésite pas à aborder des sujets complexes et cruciaux pour l’avenir du pays.






