Le député provincial Stavros Ngumbu Olipe, élu de la ville de Kisangani, a récemment mené une visite d’inspection complète de la Société Textile de Kisangani (SOTEXKI). Cette démarche fait suite aux accusations de mauvaise gestion concernant la première tranche du financement de relance de l’entreprise et aux préoccupations soulevées par les travailleurs face à des arriérés de salaire de plus de 30 mois.

Au cours de sa visite, le député a rencontré le directeur général et le comité de gestion de la SOTEXKI. Il a pu constater l’état d’avancement des travaux réalisés grâce à la première partie du financement. Parmi les installations inspectées, on compte les dépôts de coton de plus de 30 tonnes en provenance de Mahagi et Dingila, ainsi que les nouveaux équipements pour la filature, le finissage et la maintenance. Le député a également pu voir la chaudière rénovée et d’autres installations modernisées.
Ngumbu Olipe a souligné que, bien que des efforts aient été faits pour moderniser l’entreprise, une partie significative des équipements nouvellement acquis reste bloquée à Kinshasa et Matadi. Le transport et les frais de stockage n’ont pas pu être couverts, ce qui retarde la remise en service complète de l’usine.
Un financement de 17 millions USD bloqué

Le financement total de 17 millions USD promis par l’État pour la relance de la SOTEXKI devait être versé en plusieurs tranches. Cependant, la deuxième tranche, essentielle pour finaliser les installations, n’a toujours pas été décaissée. Selon les dirigeants de l’entreprise, des rumeurs « mal fondées » de mauvaise gestion ont influencé certaines « notabilités locales », menant au blocage du versement.
Le député a rappelé que la SOTEXKI, entreprise stratégique pour la province de la Tshopo, est un employeur potentiel capable de créer des milliers d’emplois. Il a insisté sur l’importance de faire la lumière sur cette situation afin de lever les blocages administratifs et politiques qui freinent la relance de ce fleuron de l’industrie textile.
« Le coton est là, les équipements sont en partie sur place, les ingénieurs sont disponibles. Il ne manque que la volonté politique et la levée des blocages pour que tout redémarre, » a déclaré le député.
Ngumbu Olipe s’est engagé à faire son devoir parlementaire pour que la SOTEXKI retrouve sa place au cœur de l’économie régionale et que la province de la Tshopo ne manque pas cette opportunité de développement.






