La ville de Kisangani a célébré, ce samedi 2 août 2025, la deuxième commémoration du Génocide pour des fins économiques, connue sous l’appellation Genocost, consacrée depuis 2024 comme Journée nationale en République démocratique du Congo.
À cette occasion, une messe commémorative a été célébrée à la paroisse cathédrale Notre-Dame du Très Saint Rosaire, dans la commune de Makiso. L’office religieux a été présidé par l’abbé Alain Banga, qui a centré son homélie sur le livre de la Sagesse (3, 1-9) et l’Évangile selon saint Matthieu (5, 12), rappelant la force spirituelle de ceux qui, malgré l’oppression, demeurent dans la paix éternelle.
Avant la fin de la messe, le vice-gouverneur de la province de la Tshopo, Didier Lomoyo Iteku, a pris la parole. Dans son adresse, il a salué la mémoire des millions de victimes des conflits armés qu’a connus la RDC au cours des trois dernières décennies. Selon les estimations, plus de six millions de morts sont à déplorer, conséquences politiques de violences à motivations économiques.

« Que les âmes de tous nos enfants, de toutes nos sœurs, de tous nos frères, de toutes nos épouses, de tous époux et de nos parents qui ont péri suite à cette barbarie reposent en paix », a-t-il compati.
Nous sommes ici pour nous souvenir de nos enfants, de nos sœurs, de nos frères, de nos femmes, de nos maris, ainsi que de nos parents qui ont été lâchement tués et autres enterrés vivants par les ennemis de notre pays, a-t-il ajouté. Il a, par ailleurs, déclaré que le seul motif de massacre de Boyomais c’est parce qu’ils sont congolais et vivent à Kisangani ou en république démocratique du Congo.
La date du 2 août fait écho au déclenchement de la deuxième guerre du Congo en 1998. Vingt-sept ans plus tard, les Congolais se mobilisent pour que cette mémoire collective soit préservée, que les responsabilités soient établies, et que le pays retrouve une voie de paix durable et de souveraineté réelle sur ses ressources.
À Kisangani comme ailleurs dans la République, la commémoration du Genocost apparaît de plus en plus comme un acte de résistance citoyenne, mais aussi de plaidoyer pour une justice réparatrice et une mémoire nationale partagée.






