L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), avec l’appui financier et technique de l’Antwerp Foundation et de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a organisé ce lundi 7 juillet 2025 à Kinshasa, dans la salle Saint Pierre Claver, un atelier de haut niveau sur le « Crédit Bonobo »en RDC. L’événement a été marqué par la participation de Madame Ève Bazaiba Masudi, Ministre d’État, Ministre de l’Environnement et Développement durable.
Le « Crédit Bonobo » est un mécanisme de financement innovant lancé en République Démocratique du Congo pour promouvoir la conservation de la biodiversité en particulier celle du bonobo, espèce emblématique et endémique de la RDC tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones. Ce dispositif associe protection environnementale et développement communautaire, en impliquant activement les populations riveraines des aires protégées.

Prenant la parole, le Directeur Général de l’ICCN Yves Milan NGANGAY a expliqué la différence entre le crédit carbone et le crédit bonobo : alors que le premier est axé sur la réduction des émissions de CO₂, le Crédit Bonobo valorise la biodiversité unique de la RDC à travers la préservation des espèces emblématiques comme l’okapi, le gorille de plaine, le gorille de montagne ou encore le paon congolais. Le bonobo a été choisi comme espèce phare pour initier ce processus, avant d’élargir l’approche à d’autres espèces.
La Ministre d’État Ève Bazaiba, qui a procédé à l’ouverture officielle de la table ronde de cet atelier de deux jours, a salué cette approche intégrée. Selon elle, le Crédit Bonobo repose sur une dynamique partenariale entre les communautés locales, les ONG, les autorités publiques et les investisseurs privés. Ce mécanisme prévoit aussi des programmes de renforcement des capacités destinés à encourager des pratiques agricoles durables, tout en contribuant à la réduction de la pauvreté.
Le « Crédit Bonobo » représente une voie d’avenir pour la RDC, en démontrant comment les financements verts peuvent non seulement renforcer les efforts de conservation de la biodiversité, mais aussi offrir de véritables opportunités économiques aux populations locales. Tous les regards sont désormais tournés vers les recommandations qui seront issues de ces deux jours des travaux pour définir la feuille de route de cette initiative prometteuse.
Il faut dire que le Président de la République Felix Tshisekedi avait lancé les travaux de la table ronde le samedi dernier sur le « crédit bonobo ».






