Beaucoup connue dans la jouvence Boyomaise par son dynamisme exemplaire et son courage impulsif, Thérèse Bosambi Nyota, marque son temps et gravit des échelons, grâce à un parcours remarquable.
Actuellement coordinatrice provinciale du mouvement Jeunes de l’espoir RDC, dans la Tshopo, une structure de jeunes créée et implantée à Kisangani depuis 2008 et œuvrant activement dans l’encadrement et l’accompagnement des jeunes à travers les arts de la scène, Bosambi participe, à ce jour, dans un projet émouvant dans le cadre du programme Jeunesse créative porté par ENABEL et exécuté par Africalia.
Porter haut l’industrie culturelle de Kisangani

À Kinshasa, où elle séjourne depuis quelques jours, Thérèse Bosambi porte l’espoir de toute une jeunesse désireuse de développer leurs talents culturels dans la ville de Kisangani. Et ce, grâce à ses avancées en art avec des scènes historiques dans son actif. Depuis janvier, le projet d’ENABEL est en cours et a un impact significatif non seulement pour elle-même mais aussi et surtout sur la communauté Boyomaise.
« Depuis janvier, la valeur ajoutée de ce projet est que je suis capable de parler des industries culturelles et créatives que je ne connaissais pas, l’administration culturelle avec tous les détails de gestion », a-t-elle confié dans une interview exclusive ce mardi 13 mai 2025.
Et d’ajouter fermement que :
« Ce programme est très bénéfique pour les jeunes boyomais en général et les artistes en particulier car grâce à cette formation, nous serons en mesure de faire une restitution des notions qui n’ont jamais été réalisées à Kisangani. Les artistes seront outillés dans le cadre de réaliser leurs projets, encadré et accompagné la matérialisation des leurs différentes créations ».
À l’en croire après l’étape de la formation, s’en suivra le financement de différents projets pertinents et l’implémentation dans les différentes villes ciblées.
Un avenir brillant qui se dessine

Bosambi a aussi un côté magnifique en leadership féminin. Journaliste de formation, elle développe un autre côté de leader. Grâce à ce projet, elle compte sensibiliser ses semblables à l’appropriation de ce domaine culturel riche mais inexploité dans la ville de Kisangani. Pour elle, ce projet est une opportunité pour tous.
« Personnellement je suis capable de sensibiliser, de parler de la culture, des industries culturelles, de transmettre avec exactitude et assurer une pérennisation chez les jeunes et les structures boyomaises culturelles et pour les jeunes boyomais, c’est une opportunité d’être encadré et accompagné leurs idée de création à la matérialisation et une occasion de se créer des emplois au travers leurs oeuvres », a-t-elle affirmé.
Cependant, les défis sont énormes et les attentes sont grandes. Bosambi espère surmonter le monstre. Malgré les difficultés rencontrées, elle compte tenir tête haute afin de réaliser à bon droit ses rêves les plus émouvants.
« Quant au défi, c’est l’appropriation du projet chez les jeunes et la mobilisation des jeunes », a-t-il dit, annoncent tout de même un vent d’espoir et de détermination.
« Nous allons materialiser ce projet et d’autres opportunités sont en cours. Nous demandons à la jeunesse boyomaise de savoir qu’ils sont le pilier du développement et ce développement commence par la volonté personnelle, enlevons la peur d’oser, on croit à la jeunesse et à son épanouissement », soutient Thérèse Bosambi dit MT.
Au moins 15 opérateurs culturels dont 3 de Kisangani, 3 de Lubumbashi et 9 de Kinshasa suivent une série de formations, à Kinshasa, dans le cadre de renforcement des capacités des structures culturelles de leurs provinces. Actuellement, la formation est au troisième module portant sur la propriété intellectuelle.
Les opérateurs venus de Kisangani et Lubumbashi se réunissent avec ceux de Kinshasa pour suivre cette formation avec le formateur sénégalais Daniel Gomez. Pour Kisangani, Thérèse Bosambi porte haut le flambeau Boyomais via Jeunes de l’espoir, deux autres jeunes viennent respectivement du studio Kabako et la structure Hauteur de profondeur culturelle.






