La situation sécuritaire demeure volatile à l’est de la RDC, avec une avancée fulgurante des rebelles du M23, soutenus par les forces spéciales de l’armée rwandaise. Ce mercredi 19 fevrier, le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est une nouvelle fois réuni en urgence pour discuter sur le récent développement de la situation.
Ferme dans ses bottes, la RDC continue de réclamer des sanctions contre les rebelles du M23 et le Rwanda. Kinshasa réclame notamment « l’adoption de sanctions contre les responsables politiques et militaires rwandais impliqués dans cette agression, un embargo sur les exportations de ressources naturelles en provenance du Rwanda ainsi que l’arrêt des combats et le retrait des troupes rwandaises ».
Lors de sa prise de parole, la Ministre des Affaires Étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba a été sans gants. Pour elle, la RDC pourrait faire face à un carnage à ciel ouvert en cours de préparation par Kigali. Elle a alerté la communauté internationale.
« le Rwanda prépare un carnage à ciel ouvert avec une brutalité qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire. Le 26 janvier, j’avais prévenu. Aujourd’hui, ces mots sont en réalité. En 48 heures seulement, plus de 4000 morts à Goma. Voilà ce qui se passe quand un groupe terroriste prend le contrôle d’une ville et impose son administration criminelle sous le regard de ce conseil. Assez de prétextes, assez de relativisme culturel derrière lequel se cache un attentisme aux conséquences tragiques. Le temps des compromis interminables est révolu. Il est temps d’agir », a-t-elle soutenu.
Des combats sont rudes sur plusieurs fronts à Lubero. Alors que les rebelles ont dit occuper la cité de Kitsombiro, l’armée congolaise a riposté avec farouche et a repoussé les attaques simultanées de la rébellion. Pendant ce temps, les rebelles rwandais poursuivent leurs percées dans la province du Sud-Kivu. Après Bukavu, plusieurs entités tombent aux mains des rebelles.






