Kinshasa — Moins de six mois après sa prise de fonction, la Ministre des Affaires Foncières, Son Excellence Madame O’neige N’sele, semble avoir déjà imposé une cadence de réforme qui fait l’unanimité au sein de son administration.
Lors de sa récente visite de travail au Secrétariat Général, ses orientations ont été accueillies avec enthousiasme par les technocrates du secteur, à l’instar de Platini Atshangola Lilanga.
Un bilan à mi-parcours jugé exceptionnel
Pour Platini Atshangola, expert au Secrétariat Général des Affaires Foncières, le constat est sans appel : en seulement cinq mois de mandat, la nouvelle autorité de tutelle a déjà répondu à près de 75 % des doléances prioritaires portées par les techniciens du secteur.
Cette première visite officielle de la Ministre dans les installations de l’administration foncière n’était pas qu’une simple formalité. Elle a permis de consolider des avancées majeures, notamment :
* L’arsenal juridique : La dotation d’une nouvelle loi foncière adaptée aux enjeux contemporains.
* La modernisation structurelle : La mise en place d’un cadre organique structuré et la numérisation accélérée du cadastre.
* Le social des agents : Des avancées concrètes sur la mécanisation de 100 % du personnel, l’accès à la prime spécifique et une couverture santé de qualité.
Vers une réduction drastique des conflits fonciers
L’expert Atshangola souligne que ces réformes ne visent pas seulement le confort administratif, mais l’efficacité sur le terrain. Grâce à la numérisation et à la gestion « orthodoxe » de l’espace cadastral, les projections sont optimistes.
« Dans un an, nous prévoyons que les conflits fonciers seront réduits à seulement 10 %. Cette transformation passe par la prise de conscience professionnelle des agents et un accès continu à des formations de qualité », a-t-il laissé entendre.
Outre la pacification du secteur, l’objectif affiché de cette nouvelle gouvernance est la maximisation des recettes de l’État. En assainissant le fichier du personnel et en sécurisant les titres par le numérique, le ministère s’assure que les revenus fonciers contribuent plus efficacement au budget national.
Pour les observateurs du secteur, cette synergie entre le cabinet et l’administration foncière sous conduite de son secrétaire général Gerard MUGANGU, marque le début d’une ère de stabilité pour un domaine longtemps marqué par l’insécurité juridique.






