La situation sécuritaire à Kisangani atteint un point de rupture. Alors que les agressions, les braquages et les cambriolages se multiplient, la population, lasse et effrayée, se tourne vers ses dirigeants avec une question simple, mais lourde de sens : à quoi servent nos autorités face à ce chaos grandissant ?
Le sentiment d’abandon est palpable dans les quartiers de la ville. Les citoyens, qui ont pourtant placé leur confiance dans les élus provinciaux et nationaux de la Tshopo, s’interrogent sur leur silence assourdissant.
Où sont les voix censées porter leurs préoccupations ? Le mandat qu’ils ont reçu du peuple ne leur confère-t-il pas le devoir d’agir, de dénoncer cette spirale de violence et de proposer des solutions concrètes pour enrayer le phénomène ?
Un silence qui interpelle
Les regards se tournent également vers le ministère provincial de l’Intérieur et de la Sécurité. Garants de l’ordre public, ses responsables semblent ignorer la réalité du terrain. Les dispositifs de sécurité mis en place sont jugés insuffisants ou inefficaces par une population qui déplore l’inaction des forces de l’ordre. Les patrouilles de police, bien que visibles, ne semblent pas dissuader les criminels.
Le paradoxe est cruel : la police est présente, mais les crimes continuent d’être commis en toute impunité. Le maire de la ville, dont la mission première est d’assurer le bien-être des citoyens, est également pointé du doigt. L’autorité urbaine est-elle au courant que des quartiers entiers sont laissés à la merci des bandits ? L’absence de leadership et de stratégie claire pour endiguer l’insécurité exacerbe le sentiment d’abandon des habitants.
L’appel à la responsabilité lancé par un citoyen engagé, Richard Elenga, est un cri du cœur pour toute la population. « Kisangani mérite mieux », affirme-t-il, un sentiment partagé par de nombreux habitants qui réclament le droit à la sécurité, à la tranquillité et à la dignité.
Il est temps que les promesses électorales se transforment en actions. Les citoyens attendent que les élus, les autorités administratives et les forces de l’ordre prennent enfin leurs responsabilités. Car pendant que le temps passe et que l’insécurité gagne du terrain, la peur s’installe et la vie quotidienne devient un combat pour la survie.
La population de Kisangani attend des réponses concrètes. Des mesures fortes, un plan de sécurité clair, une présence policière efficace et une collaboration entre les différentes autorités sont nécessaires pour restaurer la confiance et ramener la paix dans la ville. Le temps des discours est révolu, l’heure est à l’action.
Rédaction
*Avec Richard Elenga*






