C’est une marée d’émotion qui a déferlé ce merci 12 août 2025, alors que les anciens cadres et agents de l’Assemblée provinciale de l’ex-Province Orientale se sont rassemblés pour un dernier adieu à Léon-Déhon Basango Makedjo, affectueusement surnommé « Papa Léon ».
Loin d’être une simple cérémonie, cet événement a été une véritable déclaration d’amour et de gratitude envers un homme qui a laissé une empreinte indélébile. Avec en tête leur Coordonnateur et Porte-parole, Sammy-Grégoire Ngubu Isaula, les anciens agents et cadres de l’Assemblée provinciale de la Grande Orientale, les hommages exceptionnels ont été rendus.
L’architecte d’une institution d’excellence
Dès son arrivée à la tête de la Première Institution de la Province Orientale, Basango Makedjo avait une vision claire : investir dans l’humain pour garantir l’excellence parlementaire. Il n’a pas lésiné sur les moyens, envoyant de nombreux agents en formation, aussi bien en RDC qu’à l’étranger. Cet investissement a porté ses fruits, élevant le niveau de l’organe délibérant à un standard inégalé. Ses collaborateurs se souviennent avec une certaine amertume du « déluge » qui a suivi son départ, où ces compétences, si chèrement acquises, ont été reléguées aux oubliettes, au détriment de l’institution et de la province tout entière. Pour eux, Papa Léon a fait de l’Assemblée provinciale un prestige du travail, un prestige qui, selon eux, s’est aujourd’hui éteint.
Un homme de foi, de compassion et de paix
Au-delà de son rôle politique, Léon-Déhon Basango Makedjo était un homme profondément humain, dont la foi était le moteur de ses actions. Membre fervent du Renouveau charismatique catholique, il puisait dans la prière la sagesse et la force nécessaires pour assumer ses responsabilités. Sa maison était chaque matin le théâtre de moments de partage, où il répondait aux besoins de ses concitoyens sans aucune discrimination, animé par un altruisme inépuisable. Ses anciens collaborateurs se remémorent un homme qui fuyait les conflits, toujours à la recherche de la paix, de la réconciliation et de la cohésion.
Un héritage spirituel et moral
L’hommage rendu par ses pairs est un témoignage puissant de son héritage, qui va bien au-delà de ses réalisations politiques. Il laisse derrière lui le souvenir d’un homme bon, humble et altruiste, dont le sourire étincelant restera gravé dans les cœurs. Sa mort est une peine immense, mais ses collaborateurs sont convaincus que « le malheur de t’avoir perdu ne nous fera jamais oublier le bonheur de t’avoir connu. » Citant Victor Hugo et Birago Diop, ils affirment que les morts ne sont pas morts, et que les œuvres de Papa Léon continueront de l’immortaliser.
C’est un vibrant « Adieu Papa Léon ! » qui a résonné, accompagné d’un souhait sincère : que la terre de ses ancêtres lui soit douce et légère. Pour ses anciens collaborateurs, il a combattu le bon combat et fini sa course, laissant derrière lui un appel puissant aux politiciens d’aujourd’hui : servir la nation et les autres avec passion, amour et abnégation.






