La sixième conférence mondiale des présidents des parlements a ouvert ses portes le 30 juillet à Genève aux parlementaires des différents pays membres de l’Union interparlementaire sous le thème : « Le monde dans la tourmente : coopération parlementaire et multilatéralisme en faveur de la paix, de la justice et de la prospérité « .
Dans « Monde », il y a aussi une RDC déchirée dans sa partie Est par des dizaines de groupes armés, avec en tête de file, l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda qui trône sur Goma et Bukavu depuis janvier 2025. La tribune était donc idéale pour le Président de l’Assemblée nationale congolaise Vital Kamerhe de dénoncer une fois de plus cette situation à la face du monde.
« Hélas, au moment même où je m’adresse à cette auguste Assemblée, la situation sécuritaire à l’Est de mon pays demeure extrêmement préoccupante. Des violations massives du droit international humanitaire y sont commises par diverses forces occupantes « , a-t-il déploré.
En effet, 3 jours avant la tenue de cette conférence, des groupes armés ont massacré au moins 40 civiles congrégant dans une église catholique à Komanda, dans le territoire d’Irumu en province de l’Ituri, alourdissant encore un bilan de 10 millions de morts et 7 millions de déplacés de ce conflit cancéreux.
« Nombreux sont ceux, qui comme nous, estiment que la diplomatie parlementaire peut et doit être mobilisée pour favoriser un règlement juste et durable de cette tragédie. À ce titre, l’Union interparlementaire devrait s’impliquer davantage sur cette question, à un moment où une partie de notre territoire reste occupée par le Rwanda et la rébellion du M23/AFC« , a insisté le président de la chambre basse du parlement congolais.
Il y a un temps pour tout. Les armes ont fait le leur et elles doivent faire place au temps du développement. Et pour la RDC, ce développement ne peut être imaginé que si elle vit en paix non seulement avec le Rwanda mais aussi avec tous ses neufs voisins.
« Ce que nous recherchons, c’est de taire le fracas des armes, du Sud-Soudan au Sahel, du Nigeria à l’Est de la RDC, pour faire place au gouvernement des tracteurs dans nos champs et au ronronnement des machines industrielles dans nos zones économique« , a martelé Vital Kamerhe.






