Le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a officiellement présenté sa démission au président de la République. Dans une correspondance adressée à Félix Tshisekedi, il invoque un complot politique visant à entraver les réformes qu’il menait au sein du secteur judiciaire.
Dans sa lettre, Constant Mutamba affirme avoir engagé des réformes profondes en exécution des instructions du Chef de l’État et de la Première ministre. Constant Mutamba cite notamment la sécurisation du climat des affaires, la lutte contre la spoliation des biens publics et privés, ainsi que la modernisation du système judiciaire à travers la numérisation et le désengorgement des prisons.
Parmi les actions entreprises, il mentionne également des poursuites contre des complices de l’agression rwandaise, la création d’outils institutionnels tels que le Tribunal pénal économique et financier, et la mise en œuvre des recommandations issues des états généraux de la justice. Il soutient que ces mesures ont permis de renforcer la confiance de la population dans l’appareil judiciaire.
Cependant, le ministre affirme avoir été la cible de plusieurs tentatives d’intimidation, dont des tentatives d’empoisonnement. Il évoque un « coup de poignard dans le dos », orchestré selon lui depuis Kigali, avec la complicité de certains compatriotes, pour saboter les réformes en cours et désorganiser la réponse gouvernementale face à l’AFC/M23.
Sur un goût d’amertume, Constant Mutamba dit au Président Félix Tshisekedi que ce complot fomenté depuis Kigali l’a atteint « tel votre soldat, engagé dans des poursuites judiciaires contre les hauts responsables de l’AFC/M23 ».
Faisant valoir son attachement à la légalité républicaine, Constant Mutamba conclut sa lettre en annonçant sa démission « avec regret », tout en promettant de continuer son engagement en faveur d’une justice indépendante et de la souveraineté nationale.






