Le Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Électoral (CNSA) s’est réuni ce lundi en session extraordinaire au siège de l’institution à la Gombe, sous la présidence de Joseph Olenghankóy Mukundji.
Conformément à la loi organique du 13 novembre 2018 et à l’Accord politique global du 31 décembre 2016, les membres du CNSA ont consacré leurs travaux à un unique point à l’ordre du jour : l’analyse de la situation actuelle du pays.
À quelques semaines de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, le CNSA alerte sur une crise profonde qui affecte la cohésion et l’unité nationales. L’institution évoque notamment la montée des discours de haine à caractère ethnique, linguistique et morphologique, ainsi que des signes de fragmentation sociale, politique et sécuritaire à travers l’ensemble du territoire.
Dans ce contexte, le CNSA réaffirme l’importance du dialogue comme mécanisme traditionnel et éprouvé de résolution des conflits en République Démocratique du Congo. L’institution rappelle les nombreuses initiatives de concertation organisées dans l’histoire politique du pays, de la Table ronde de Bruxelles de 1960 jusqu’aux dialogues de 2016, en passant par la Conférence Nationale Souveraine et le Dialogue inter-congolais de Sun City.
S’inscrivant dans cette tradition, le CNSA estime qu’un nouveau dialogue national s’impose pour surmonter la crise actuelle. L’institution appelle ainsi le Président de la République, en tant que garant de l’unité nationale, à prendre l’initiative de convoquer une telle rencontre entre Congolais, dans des conditions consensuelles, et éventuellement avec l’appui des partenaires extérieurs.
La séance plénière, entamée à 11 heures, s’est clôturée à 21h30. Dans sa communication, le CNSA insiste sur le rôle central que doit jouer le Chef de l’État pour préserver la paix et la stabilité du pays, en conformité avec le serment constitutionnel qu’il a prêté devant Dieu et la Nation.






