Au cours d’une interview accordée aux médias français RFI et France 24, le président de la République s’est rangé du côté du gouverneur de Kinshasa Gentiny Ngombila qui a interdit la marche de la coalition politique Lamuka, évoquant le caractère sacré de la date du 30 juin choisie par les organisateurs, date de l’accession à l’indépendance de la RDC.
Bien plus, le président de la République Félix Tshisekedi prend pour justificatif, des antécédents causés par la récente « marche pacifique » de Lamuka, au cours de laquelle les manifestants s’en sont pris aux biens privés et publics. Il ne faudra pas confondre « démocratie et anarchie » selon Félix Tshisekedi.
« Bien sûr que j’accepte, je suis d’accord avec cette interdiction, parce que souvenez-vous il y a quelques jours, il y a une manifestation qui a été autorisée et elle a donné lieu à des débordements. Depuis que je suis là d’ailleurs, je n’ai interdit aucune manifestation. Les droits et les libertés des citoyens sont garantis, mais nous avons comme l’impression qu’il y en a qui confondent démocratie et anarchie. On ne peut pas, alors qu’on a l’autorisation de manifester, faire des débordements, s’en prendre à de paisibles citoyens ou à du mobilier urbain. Ce sont des choses inacceptables », a-t-il déclaré.
Pour rappel, le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngombila a refusé de prendre acte de la marche de Lamuka pour ce 30 juin. La proposition de changer de date de cette manifestation a été rejeté par les organisateurs qui tiennent à marcher ce 30 juin, même si la police leur en empêché.
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