Jean-Claude KIBALA, député national élu de Mwenga au Sud-Kivu sur la liste du Mouvement social, fait partie des députés de Lamuka qui ont passé nuit à la Cour constitutionnelle. Au milieu de la nuit, Tshukunews.net s’est approché de ce représentant du peuple congolais pour individualisé ses revendications pour lesquelles il a décidé d’abandonner le confort de son lit, et s’exposer aux piqûres des moustiques.
» Il n’y a pas de soucis. Ils vont piquer, ils vont piquer et ils vont se fatiguer. Nous sommes nombreux ici. Nous allons supporter jusqu’à ce qu’on trouve des solutions aux problèmes de la RDC » banalise-t-il, les yeux rivés sur sa tasse de café qu’il ne cesse de malaxer.
Son histoire, c’est l’histoire d’un candidat député national que la Commission électorale nationale indépendante a proclamé élu avec 40 mille voix, et que la Cour constitutionnelle invalidera plus tard au profit d’un autre candidat qui lui, a obtenu moins de 600 voix.
» Les citoyens congolais m’ont fait confiance et m’ont donné 40 mille voix. La Cour constitutionnelle me remplace par quelqu’un qui n’a même pas eu 600 voix. Elle se moque de ces congolais là et elle se moque de moi aussi », s’indigne-t-il avec un visage renfrogné.
Pas question de se laisser faire. Jean-Claude KIBALA est bien déterminé d’aller arracher ce qui lui appartient.

« Aussi longtemps que je serai vivant, que le Tout puissant me donnera le souffle de vie, personne ne pourra décider sur ma vie. Nous sommes venus ici pacifiquement montrer à la Cour qu’elle a encore le temps de corriger ses arrêts et mettre la République sur le bon chemin. Si la justice n’est pas rendu, le droit n’est pas dit, la seule solution qui nous reste c’est la révolte. Et aucun congolais ne nous condamnera pour ça », a-t-il fait entendre.
Au-delà de la corruption à laquelle se serait livrés les juges, les invalidations à la Cour constitutionnelle sont aussi un rendement de compte selon Jean-Claude KIBALA :
« Il n’y a pas eu des erreurs matérielles. Il y a eu des erreurs de droits. Il y a eu corruption. Nous voulons que les juges se regardent dans le miroir et nous disent si c’est pour ça qu’ils ont été envoyés là-bas. Il y a aussi des gens qui ont été invalidés pour des règlements de compte. Il y a des instructions qui ont été données pour que tel ou tel autre ne se retrouve pas à l’Assemblée nationale », a-t-il dénoncé.

Jean-Claude KIBALA dit avoir relevé des incohérences, contradictions flagrantes, dans l’invalidation des députés nationaux, que n’importe qui pourra aussi remarquer à son tour.
» Si demain la Cour constitutionnelle organise des audiences publiques pour corriger ses arrêts, vous allez vous étonnez ! Même ceux qui n’ont pas fait le droit vont comprendre que la Cour constitutionnelle congolaise est à un niveau très bas. Et ce sont des intellectuels qui conduisent cette institution. Pourquoi font-ils ça ? Pour avoir de l’argent. Les intellectuels congolais se compromettent pour l’argent », conclut-il son histoire, autour d’une lampe tempête, en pleine nuit.
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