Mardi 18 juin, le tribunal pour enfant de Kinshasa-Gombe a rendu un verdict dans l’affaire du viol collectif d’une fille de 13 ans par ses camarades de classe aussi mineur toujours à Kinshasa. Sur 7 garçons impliqués dans ce viol, un seul a été condamné à 5 ans de prison avec une amende de 10 mille dollars et un autre sommé à payer seulement 10 mille dollars. Les 5 autres ont été simplement acquitté.
De quoi susciter la colère des associations de défense des droits de la femme qui ont annoncé des marches pour rejeter ce verdict. L’opinion congolaise en général est sous le choc. Mais la contestation de ce verdict et l’indignation qu’il a suscité a quitté la rue pour gagner les institutions.
Mercredi 19 juin, Jeannine Mabunda, actuelle présidente de l’Assemblée nationale et ancienne conseillère spéciale de l’ex Chef de l’État Joseph Kabila en matière de lutte contre les violences sexuelles a reçu sa successeuse à ce poste auprès du nouveau président Félix Tshisekedi pour lui dire combien elle est préoccupé par cette situation apparemment mal traitée par la justice.
Selon Chantal Yelu Mulop, conseillère spéciale du chef de l’État en charge de la lutte contre les violences sexuelles, du genre et de la jeunesse, Félix Tshisekedi est très touché par l’affaire du viol collectif sur la mineure de 13 ans par un groupe de 7 élèves de Révérend Kim.
Déclaration faite par Chantal Yelu Mulop à l’issue d’un échange qu’elle a eu ce mercredi 19 juin 2019 avec la présidente du bureau de l’assemblée nationale Jeannine Mabunda.
« Je voudrais vous faire savoir que le président de la République est très préoccupé par cette situation en tant que père de famille et surtout père des jeunes filles. Il s’associe à la douleur des parents. Il est en train de voir aussi comment le dossier est en train d’évoluer sur le plan judiciaire et avec les institutions de la protection de la jeunesse », a déclaré Chantal Yelu Mulop conseillère spéciale de Félix Tshisekedi en charge de la lutte contre les violences sexuelles, du genre et de la jeunesse après leur entretien.
A son tour, Jeannine Mabunda a évoqué la nécessité de compléter l’actuelle loi sur les violences sexuelles par des lois sur la protection de l’enfant.
« Je voudrais en tout cas rassurer l’opinion, qu’à ses côtés, comme femme, comme mère, comme grande sœur, nous sommes toutes solidaires et toutes scandalisées par cette situation qui ne nous montre pas suffisamment de protection de la petite fille et de la jeune fille et nous espérons avec notre synergie, notre coalition, que notre cri d’indignation sera entendue et que des mesures appropriées soient prises », a ajouté la présidente de l’Assemblée nationale.
Sur son compte twitter, la première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi qui se positionne en défenseuse des droits de la femme a eu des mots fermes : » C’en est trop et il faut que ça s’arrête. J’en appelle à un renforcement de l’éducation civique et morale dans les écoles et une vulgarisation tous azimut de la masculinité positive », a-t-elle écrit.






