Après les contestations sur l’invalidation des députés Lamuka, la Cour constitutionnelle a promis d’ouvrir une commission pour examiner certaines requêtes et corriger les éventuelles erreurs matérielles qui se seraient glissées dans l’examination des contentieux électoraux.
Le Président de la République Félix Tshisekedi, alerté sur les cas de corruption qui aurait motivé la plus part de ces invalidations a convoqué à son bureau le président de la Cour constitutionnelle Benoît Luamba et le procureur près de la CC avec qui il a échangé sur notamment l’examen des contentieux électoraux.
« La Cour est en train d’examiner ce jour le contentieux des résultats de l’élection à la députation nationale. La loi nous donne deux mois pour examiner tous les recours introduits. Le président s’est rendu compte que nous sommes largement au delà du délai. Il voulait en savoir les raisons « , a déclaré à la presse le président de la Cour après l’audience.
A la préoccupation de Félix Tshisekedi, Benoît Luamba a « expliqué que nous avions plus de 1240 dossiers. A la Cour, il n’y a que 7 juges qui peuvent siéger en cette matière. Vous comprenez vous-même que 1240 dossiers pour 7 juges en 2 mois, humainement ce n’est pas possible « .
Pour aider la Cour à mieux accomplir sa tâche, Félix Tshisekedi a remis à Benoît Luamba les renseignements à sa disposition sur les cas de corruption. « Nous allons comparer ça avec la réalité des dossiers. S’il faut que l’on poursuive les juges qui ont commis ces faits, les sanctions vont tomber », a promis le président de la Cour constitutionnelle.






