L’ancien président de la CENI Norbert Basengezi a tenu une conférence de presse à Kinshasa quelques jours après sa démission de cette institution électorale. Au cours de cet exercice, il a dressé le bilan collectif de la CENI dont il a été l’un des membres influents par sa position. Il a par ailleurs fait des projections dans le sens de l’amélioration de cette structure afin d’une bonne marche du pays.
« J’ai plutôt une joie en quittant la CENI parce que si je quittais sous le Coup de balle ce serait un regret. Aujourd’hui c’est Félix Tshisekedi qui est président, il part manger chez Kabila et Kabila part manger chez lui. Nous n’avons jamais vécu ça, cette alternance est un acquis. Nous avons 500 députés élus. Il y avait un Sénat de 12 ans, aujourd’hui il y a un bureau du Sénat qui se met en place, il y avait des assemblées provinciales de 12 ans, je crois que c’est à applaudir », a-t-il déclaré.
Norbert Basengezi a reconnu qu’il laisse derrière lui « les élections locales et les différentes réformes qui doivent être amorcées. Parmi ces réformes figurent notamment la modification du mode des scrutins des élections de sénateurs, de gouverneurs et vice-gouverneurs de province. En ayant à l’esprit que l’accord de la Saint Sylvestre qui interdit toute révision constitutionnelle semble avoir jusqu’à ce jour une certaine force et que toute révision de la constitution pourtant constitutionnelle suscite débat, il faudra beaucoup de courage pour engager des réformes. Sinon, nous allons arriver en 2023 avec les mêmes débats qui appellent à ces réformes sans issue », a affirmé Norbert Basengezi.
Selon lui, la CENI doit-être dépolitisée : » Pour ma part, je suis partisan de la dépolitisation de la CENI. Celle-ci regorge aujourd’hui en son sein de nombreux experts qui peuvent dans le futur promouvoir la plus grande école électorale de l’Afrique « , a-t-il soutenu.






