Dans une interview ce mardi 10 octobre sur radio Okapi, le professeur Isidore NDAYWELL, parlant au nom de la Coordination du CLC, a expliqué le bien-fondé de sa Campagne contre la machine à voter lancée le dimanche 7 octobre dernier. Pour cet éminent historien : « Nous n’accepterons pas un nouveau report. Le peuple a beaucoup lutté : il est parvenu à empêcher que les élections soient conditionnées par un recensement, puis forcé Kabila à renoncer au troisième mandat. S’il n’y a pas moyen d’organiser les élections sans la machine dans les délais, Kabila devra se retirer et le peuple va s’organiser. »
A la question de savoir les raisons pour lesquelles la machine à voter devrait être écartée, le professeur a rappelé qu’il y avait dix raisons qui peuvent se résumer en trois : l’illégalité de la machine, ce n’est pas prévu dans le calendrier et ça n’a jamais fait l’objet d’un consensus.
« La question de la machine est liée à celle du fichier électoral qui a été l’objet d’un audit de l’OIF qui a fait des recommandations qui ; jusqu’à ce jour, ne sont pas suivies par la CENI qui pourtant a elle-même demandé l’audit. Il faut que l’on tienne compte du fait que le peuple ne veut pas de ces deux écueils. »
Et si le temps ne permettait pas d’imprimer les bulletins, et que cela exigeait une rallonge du délai ? », a demandé le journaliste.
Et au dirigeant du CLC de répondre:
« Nous n’accepterons jamais un nouveau report. En effet, les congolais ont beaucoup lutté, ils se sont beaucoup sacrifiés. Ils sont d’abord parvenus à empêcher que les élections ne soient conditionnées par un recensement préalable. Ils ont ensuite forcés Kabila à renoncer au troisième mandat. Tout ceci a coûté cher en termes de souffrances et du sang congolais. Aujourd’hui, il n’est plus questions d’accepter le fait accompli. S’il n’est pas capable d’organiser les élections endéans 5 ans plus deux ans, le pouvoir doit se retirer et le peuple devra s’organiser autrement. »
Aline ENGBE






