Dans un entretien avec tshukudunews.net, l’ancien député Jean-Louis Ernest KYAVIRO, présentant ses condoléances aux habitants de KYAVINYONGE, s’est dit : « Encore une fois scandalisé par le comportement irresponsable et anti patriotique du pouvoir qui ne dit aucun mot quand des congolais sont tués par des militaires ougandais pour la énième fois. A Kinshasa, on est en plein dans la campagne de SHADARY et on n’a même pas le temps pour envoyer des condoléances. C’est des faux patriotes qui font trop de bruit quand l’ONU leur demande de respecter leurs propres lois mais se font tous petits quand les ougandais nous tuent ! », S’est indigné celui qu’on appelle affectueusement l’enfant terrible de BENI.
Voici l’intégralité de l’entretien.
TSHUKUDUNEWS.COM : Honorable, quelle est votre réaction après l’assassinat de 4 pécheurs de KYAVINYONGE, localité située sur la rive congolaise du lac Édouard en territoire de BENI où vous êtes candidat aux législatives ?
KYAVIRO : Avant tout, je présente mes condoléances à mes frères de KYAVINYONGE qui se trouve être situé dans BASHU, ma collectivité d’origine. C’est avec les larmes que j’ai encore appris la mort atroce de 4 de mes frères, à ajouter aux 14 tués dernièrement et aux 112 qui sont en prison en Ouganda. Vraiment, la population de KYAVINYONGE a payé très cher la présence de dirigeants légers et irresponsables à la tête de la RDC. Vous avez suivi le Président de la République ouvrir la Conférence minière à Kolwezi au lendemain de ce drame. Il n’y a même pas fait allusion. Apparemment, dans son esprit, il n’y avait que les millions du cobalt. Des fois, je me demande s’il voit comment ses homologues se comportent quand leurs sujets sont vicitmes de crimes ou de calamités. Vraiment, il me déçoit.
TSHUKUDUNEWS.COM : Pourquoi traitez-vous le pouvoir de léger et irresponsable ? N’est-ce pas un peu excessif ?
KYAVIRO : Comment appelle-t-on un papa qui ne présente même pas de condoléances quand on a tué ses propres enfants ? Comment peut-on qualifier un gouvernement qui, trois jours après un tel drame, ne condamne même pas l’Ouganda ? Ce qui fait rire, c’est quand on nous casse les oreilles avec des faux discours nationalistes en réponses aux amis qui demandent à ce pouvoir à respecter tout simplement ses textes et ses engagements. On voit alors MENDE crier à l’ingérence. Vous savez, je croyais qu’il allait sortir même une phrase contre ce crime des ougandais mais ; curieusement, il est muet comme une carpe ! Désormais, je considère le pouvoir comme un conglomérat de faux patriotes. Des gens qui ne parlent de Patrie que quand ils croient leurs intérêts menacés, mais qui se font tous petits devant MUSEVENI dont les militaires tuent des citoyens congolais.
TSHUKUDUNEWS.COM : Selon vous, quelle est la cause de cette attitude ?
KYAVIRO : La dispersion des gouvernants. Ils sont à la fois en train de remplir les poches avant le départ, de battre irrégulièrement campagne pour SHADARY et de faire semblant de gérer. Dans ce contexte, on ne peut pas se concentrer sur des dossiers importants qui, comme la vie de mes frères de BENI et KYAVINYONGE, ne leur apportent ni argent ni pouvoir. S’il s’agissait d’un contrat minier, tout le FCC serait descendu avec pompe à KYAVINYONGE.
TSHUKUDUNEWS.COM : Au-delà de tout cela, quelle est la solution ?
Elle est bilatérale. Il faut et suffit que les deux gouvernements s’assoient et trouvent des solutions pour une pêche sécurisée et responsable au niveau du Lac Édouard. On me dira qu’il y a une délégation de Kinshasa qui s’en occupe, mais je suis peu confiant au niveau de cette équipe par rapport à la matière qui est la défense nationale et les limites territoriales.
A mon avis, ce n’est pas un ministre de pêche qui peut décider de grandes questions sécuritaires entre KAMPALA et KINSHASA. En plus, le fait d’être en pourparlers ne signifie pas qu’on doit se taire quand on tue vos citoyens !!!
C’est pour mettre fin aux souffrances des miens et au règne de la médiocrité que j’ai décidé de poser ma candidature justement comme député national en territoire martyr de BENI.
Propos recueillis par Guylain BALUME






