« C’est un complot contre les élections, on prépare la guerre contre le Congo ! », telle est la phrase que répètent les proches du pouvoir depuis la rencontre des leaders de l’opposition de ce mercredi à Bruxelles, laquelle semble avoir secoué le régime. Et pour cause : cette rencontre traduit au moins l’unanimité sur les exigences de l’opposition concernant le processus électoral. Pourquoi cette rencontre inquiète-t-elle autour du Président KABILA ? C’est simple : elle présage des actions visant à libérer le processus électoral pris en otage par le locataire du Palais de la Nation.
En fait, elle arrive quand la plupart des congolais, même au sein des FCC, ne croient pas un seul instant en la capacité de Joseph KABILA à laisser s’organiser des vraies élections. Au contraire, la logique de la loi du plus fort semble prévaloir autour du Chef.
Cherchant manifestement à se maintenir à travers une parodie d’élections, les tenants du pouvoir ne peuvent voir l’unité de l’opposition et sa puissance diplomatique que d’un très mauvais œil.
C’est dans ce sens qu’il faut lire les réactions des uns et des autres qui parlent qui de « préparation de guerre », de « complot contre la tenue des élections », de « messe basse des valets des occidentaux » etc.
En réalité, ce que redoute le régime est de se voir renversé par un soulèvement populaire qui a toutes les chances d’avoir un important soutien international et régional.
Pour preuve quiconque sait lire les signes du temps , un vent peu propice aux projets du pouvoir semble souffler dans le monde. Tenez: la réunion des leaders de l’opposition coïncide avec d’autres signaux peu rassurants pour KABILZA dont l’ultimatum du l’appel à sa démission par 25 organisations de la société civile et non les moindres (LUCHA, ACAJ, Amis de Nelson Mandela…), la croisade diplomatique de la CENCO, l’avertissement des églises œcuméniques du monde, les avertissements de Kigali, Windhoek, de l’ONU, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de Luanda, Pretoria, Bruxelles, Kampala, Londres et Washington, sans oublier les appels à la Corée du Sud pour que ce pays, qui est un modèle de démocratie, ne fournisse plus les machines destinées à favoriser un hold-up électoral.
Tout ceci mis ensemble, une rencontre qui se termine par l’annonce d’actions concertées de toutes les forces pro démocratie pour l’obtention d’élection inclusives et crédibles ne peut que susciter l’agitation.
Comment réagira le pouvoir sur terrain ? Mystère !






