Au cours de sa session ordinaire tenue à Kinshasa mardi 29 juin, le Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral chapôter par Joseph Olenghankoy a dit assister avec « amertume et consternation à l’effondrement de l’espoir né en 2019 de la première alternance pacifique entre un Président sortant et un Président entrant, marqué par : la montée de l’intolérance ; le recul de la liberté d’expression ; l’exil et les déplacements massifs des acteurs politiques et sociaux sur l’ensemble du territoire national, de l’Est et de l’Ouest, de part et d’autre ; la naissance et la résurgence des rébellions et des groupes armés « .
Cette situation est encore accentuée, à en croire le CNSA, par les poursuites judiciaires enclenchées contre Joseph Kabila, jadis sénateur à vie, alors que le pays est en même engagé dans un processus de dialogue !
« Le CNSA recommande au gouvernement de faire surseoir le procès contre l’ancien Président de la République, estimant que toutes ces questions seront versées au dialogue qui prendra des décisions qu’il jugera utiles pour l’intérêt supérieur de la nation « , insiste-t-il.
Parlant de dialogue, cet organe est revenu sur l’accord des principes signés à Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 pour lamenter que des semaines après, l’écart se creuse entre l’esprit et la lettre de cette entente et la pratique sur terrain.
« Les mesures de confiance et de décrispation ont laissé place à des accusations et menaces de reprendre les hostilités », déplore le CNSA avant de conclure que les délégués des institutions nationales comme l’Assemblée nationale et le Sénat congolais devraient prendre part aux prochaines rencontres à titre d’observateurs pour éviter ces contradictions entre le dire et le faire.






