La communauté des victimes de la guerre de 6 jours a saisi le Président de la République Félix Tshisekedi via un mémorandum pour dénoncer l’abus de pouvoir dont fait montre le ministre de la justice ad interim Samuel Mbemba dans son ambition d’éjecter a tout prix Chançard Bolukola du poste de Directeur général a.i de FRIVAO.
À en croire ce collectif, que Chançard Bolukola soit aujourd’hui accusé d’avoir décidé seul de payer la somme de 2000 dollars à chaque victime ; ou d’indemniser l’église catholique avec 2 millions 500 mille dollars ; ou encore d’être l’auteur de la mesure consistant à indemniser 6900 victimes sans passer par le Conseil d’administration, est une manipulation grossière du ministre qui veut à tout prix placé son homme de confiance à la tête de cette structure.

En effet, ces victimes qui disent être au courant que Samuel Mbemba a conclu un accord avec l’ancien DG Abbé François Mwarabu déchu de ses fonctions pour incompétence notoire, soutiennent que toutes ces décisions ont été prises bien avant l’arrivée de Chançard Bolukola à la tête de FRIVAO et il n’a fait qu’exécuter ce qu’il a trouvé.
« En effet, la décision d’indemniser l’église catholique n’était pas prises par Chançard Bolukola, mais c’était une décision prise par vous et c’était vous qui aviez remis le chèque entre les mains de l’Abbé auxiliaire« , rappellent-elles à Félix Tshisekedi.
La décision de 2000 dollars par victime est une résolution d’une réunion multipartite ayant réuni ministre, élus de la Tshopo au restaurant La Fourchette, alors que Chançard Bolukola n’était même pas encore DG a.i.

Ce n’est pas tout ! Face à une pression grandissante des victimes impatientes, c’est le PCA qui a autorisé la coordination de FRIVAO, au cours d’une réunion, de procéder à l’indemnisation de 6 mil 900 victimes comme mesure d’urgence, prenant lui-même la charge d’en informer le Conseil d’administration. Sur ce point, les victimes n’ont pas que des paroles vaines. Elles ont aussi les images vivantes de cette réunion.
Convoqué pour un entretien administratif au ministère de la justice, le Directeur général a.i de FRIVAO Chançard Bolukola s’est retrouvé en prison à une vitesse éclaire.






