Le président honoraire de la RDC Joseph Kabila et Moïse Katumbi, président du parti politique Ensemble Pour la République ont, lors de leur tête-à-tête à Addis-Abeba, abordé la question de la révision ou changement de la constitution de la RDC annoncé par le président de la République actuel, Félix Tshisekedi.
Ils ont affiché leur opposition ferme à une éventuelle révision ou changement de la constitution.
Ils disent exprimer « fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle qui, dans les circonstances actuelles, s’avère illégale et inopportune et dont le but ultime n’échappe à personne ».
Les deux ont qualifié celà d’une intention qui vise « la consolidation de la dictature à travers une Présidence à vie en RDC. »
Ils « regrettent que la communauté internationale se soit jusque-là accommodée des dérives du régime en place et l’invitent à sortir de son inaction et à accompagner les efforts du peuple congolais visant à se libérer d’une dictature assise sur des violations intentionnelles de la Constitution, la mascarade électorale de décembre 2023 et l’impunité assurée aux crimes les plus graves commis notamment à Goma, à Lubumbashi, à Kilwa et récemment à la prison centrale de Makala par les forces de défense et de l’ordre. »
Le président de la République Félix Tshisekedi a, lors de son séjour dans le Kasaï central, appelé la population à ne pas céder au manipulations au tout de son appel de la révision constitutionnelle tout en assurant que seul le peuple choisirait si Oui ou nom la constitution devra être changé.
« Si vous décidez que nous changions la constitution, nous le ferons, si vous ne voulez pas il en sera ainsi » disait Félix Tshisekedi en Tshiluba, à Kananga.






