Jean-Pierre Bemba a prononcé ses premiers mots. Des réseaux sociaux, en face à face avec ses partisans et les partisans de Lamuka, Jean-Pierre Bemba a vécu une histoire d’amour avec ses siens. Un moment de communion entre l’homme et ses hommes.
Place à la traditionnelle minute de silence en mémoire des victimes d’assassinat, de répression politique. Il a cité Le militant des droits de l’homme Floribert Chebeya, Armand Tungulu, ce congolais de la diaspora retrouvé pendu dans sa cellule de détention après avoir lancé une pierre sur le cortège de Joseph Kabila, le député provincial du MLC Daniel Boteti, assassiné en 2008 à Kinshasa, ou encore l’activiste du mouvement citoyen Rossy Mukendi et l’aspirante catholique Thérèse Kapangala, tous deux tombés sous les balles lors des manifestations du CLC en janvier et février 2018 pour réclamer l’organisation des élections.
La même minute de silence aussi en mémoire des légendes de l’espace public congolais morts d’une mort naturelle : les artistes musiciens Papa Bemba, Lutumba Simaro, King Kester Emmeneya mais aussi de son père biologique Jeannot Bemba.
Et les honneurs à ces congolais venus nombreux l’accueillir à l’aéroport de N’djili et l’entendre à la place Sainte Thérèse :
» Vraiment félicitations pour la mobilisation. Il est vrai que vous avez démontré votre détermination, votre désir du changement dans notre pays. Je suis descendus à l’aéroport, sur le boulevard Lumumba, ici même à la place Sainte Thérèse. Je vous ai entendu, j’ai vu vos visages et j’ai compris que mes frères de Kinshasa ont besoin du changement dans notre pays. félicitations et merci », a déclaré Jean-Pierre Bemba.
« Eeeh, ne rentres plus eeeeh! Eeeh, ne rentres plus eeeh! », lui ont rétorqué ses partisans






