Ce lundi 10 juin, les combattants de l’Union pour démocratie et le progrès social, UDPS sont descendus devant l’hémicycle du palais du peuple pour dénoncer » l’acte antidémocratique » posé par le député national Charles Nawej en soulevant une motion incidentielle pour demander au président de la République de rapporter ses ordonnances présidentielles portant nomination des comités de gestion de la Gecamines et de la SNCC. Mais aussi, leur action avait pour finalité, demander la levée des immunités de ce député pour outrage au Chef de l’État, ce dernier ayant soutenu qu’il a agit inconsciemment.
L’ancien secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund A Kabund qui a tenté de calmer ces militants en vain s’est adressé à la presse pour clarifier certaines zones d’ombres émaillant la procédure de cette motion.
En sa qualité de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund a affirmé n’avoir pas été mis au courant d’une telle procédure : « c’est quand-même déplorable ce qui est arrivé ce jour là parce que moi-même étant membre du bureau, quand il y a une motion pareille je devais être mis au courant. Ce qui n’a pas été fait. Ce dont je suis personnellement frustré, c’est cette attitude de vouloir bien faire les choses en cachette, boutiquier des choses alors que nous sommes membres d’un bureau et ça devait être discuté ensemble dans la mesure où le chef de l’État n’est pas comptable devant l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.
Cependant, dans la pratique parlementaire congolaise, la motion incidentielle n’est pas inscrit à l’ordre du jour de la plénière pour être discutée à l’avance au niveau du bureau, vu son caractère intempestive. Mais Jean-Marc est formelle. La préméditation est là : » tout ce qui a été fait, c’est clairement établi que cela a été boutiquié. J’ai toutes les informations et à la limite je pourrai calmer les combattants « , a-t-il insisté.
Pour lui, les alliés du FCC devrait éviter de se donner un tel luxe face à un président de la République issu d’un parti de masse : « vous savez que le chef de l’État est à la tête d’un parti de masse. C’est pas facile de l’attaquer comme-ça parce que vous avez une majorité parlementaire et en fin de compte, on vit des choses comme-ça. Moi même je suis pris à partie par ces mêmes jeunes », a-t-il prévenu.






