Comme le 26 mai, Moïse Katumbi n’a pas atterri au Nord-Kivu ce 10 juin où il devait tenir un meeting populaire au stade Afia de la ville de Goma. La faute au manque d’autorisation de survol de l’espace aérien congolais et d’atterrissage à l’aéroport de Goma.
Ce manque d’autorisation de survol et d’atterrissage dont le dernier mot revient au conseiller du Chef de l’État en matière sécuritaire, Gustave Beya a provoqué l’indignation et la colère des partisans de l’ancien gouverneur du Katanga qui se sont mobilisés en ce début de semaine pour l’accueillir à Goma. Des mouvements de contestation ont été dispersés à l’aide des gaz lacrymogènes.
Du côté des cadres d’Ensemble, on parle d’un retour en arrière, après l’alternance intervenue en janvier dernier au sommet de l’État :
« L’octroi des autorisations de survol et d’atterrissage à la tête du client est un signal négatif ! L’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser la population venue accueillir Moïse Katumbi est tout aussi inquiétant. Ce retour en arrière ne présage vraiment rien de bon », s’est indigné le directeur de cabinet de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu.
Loin de désarmer, l’actuel coordonateur de Lamuka, Moïse Katumbi a promis à ses partisans de leur communiquer une nouvelle date pour tenir finalement ce rendez-vous. Le chronogramme de cette première phase de sa tournée qui doit se clôturer par un meeting à Kinshasa selon le programme rendu public une semaine avant, devient intenable.






