« Madame Mabunda s’est rendue complice de la violation de la Constitution par les députés nationaux », écrit Maître Jean-Claude Katende dans sa page d’opinion libre ce samedi 8 juin 2019.
En effet, « la constitution de la République Démocratique du Congo ne permet pas aux députés nationaux de discuter ou de débattre des actes du chef de l’État, car il n’est pas redevable devant cette institution », argumente-t-il.
D’ailleurs, » aux termes de dispositions de l’article 91 de la constitution, seul le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale. Seuls les actes du gouvernement et des entreprises, établissements et services publics peuvent faire l’objet des débats devant l’Assemblée nationale ».
Par conséquent, » l’attitude de Madame Mabunda en rapport avec ce débat sur les ordonnances (présidentielles) devait être celle de retirer la parole au député national qui avait soulevé la question, en lui rappelant les termes de la Constitution ».
Donc, « pour ne l’avoir pas fait, madame Mabunda doit être interpelée par le Président de la République ou alors par tout le peuple congolais qui doit lui signifier sa désapprobation. Nous pouvons lui adresser des lettres qui marquent notre indignation ».
Jean-Claude Katende est catégorique : » ce qui est arrivé hier devant l’Assemblée nationale où les députés nationaux ont débattu des ordonnances nommant les mandataires à la SNCC et à la GCM, est soit le fait de l’amateurisme des députés nationaux ou soit un acte délibéré posé pour humilier le Président de la République devant le peuple congolais ».






