« Nous décidons de mettre fin à la trêve que le CLC avait décrété pour donner le temps aux acteurs politiques de trouver des solutions acceptables. En date d’aujourd’hui, 1er mai 2018, nous anonçons le démarrage des actions pacifiques d’envergure, de protestation et de revendications sur l’ensemble du territoire national . Nous demandons au peuple congolais de se mobiliser dans l’unité à travers toutes les provinces, villes, villages, quartiers et rues de la RDC », déclare le CLC à l’issue de son Congrès réunissant 500 représentants les 6 provinces ecclésiastiques de la RDC, lequel s’est clôturé ce mardi 1er.
A la base de cette déclaration, les 4 qui constats qui ont inquiété les congressistes venus des 6 provinces ecclésiastiques de la capitale.
Primo : ces derniers observent l’absence de volonté d’appliquer les mesures de décrispation politique. Les prisonniers politiques restent incarcérés et le nombre ne fait que croître, les dossiers s’accumulent sur le candidat KATUMBI, les manifestations sont toujours réprimées, les médias publics continuent à servir de canal de propagande de la MP etc.
Secundo : l’instrumentalisation des cours et tribunaux qui sont utilisés pour harceler les opposants et, avec le cas de l’élection du Gouverneur du Maniema, en train de jouer un rôle de modification des résultats électoraux en faveur de la MP.
Tertio : la partialité de la CENI, dont les dirigeants, qui du reste participent ouvertment aux réunions stratégie du éléctorale de la MP et du PRD, ont transformé cette institution supposée êtte independante en simple branche électorale de la MP et ne sauraient ni accepter des résultats qui lui seraient défavorable.
Quarto : Incertitudes sur le calendrier électoral : à 55 jours de la date prévue pour le dépôt des candidatures, la CENI concentre tous ses moyens et son temps à imposer une machine à voter qui viole la loi, la Constitution, l’Accord de la Saint Sylvestre, le calendrier électoral et la Résolution 2409 qui exige le respect de ce dernier.
De ce qui précède, le CLC trouve que régime nous conduit soit vers des reports successifs, soit vers une parodie d’élections, deux scénarios que les laïcs rejettent catégoriquement.
« Nous demeurons ensemble, déterminés à affronter le pire pour arracher le meilleur, à savoir notre dignité, nos libertés confisquées, et surtout la protection des intérêts supérieurs de notre patrimoine commun : la République Démocratique du Congo», conclut la déclaration.






